La particularité des métaux est un avantage que les plastiques, n’ont pas : ils peuvent avoir un nombre infini de cycles de vie sans perdre leurs caractéristiques intrinsèques.
Thank you for reading this post, don't forget to subscribe!Le métal recyclé a aussi la même valeur marchande et stratégique que le métal issu de l’exploitation minière. Cela vaut aussi pour les métaux recyclés des cartes bancaires.
Ici, nous allons démontrer que le recyclage des métaux des cartes de paiement, présente des intérêts environnementaux indéniables, tout comme des intérêts stratégiques et économiques.
Valeurs marchandes de quelques métaux recyclés des cartes bancaires
En date du 8 Mars 2024, les cours respectifs des métaux étaient les suivants :
Métaux recyclés des cartes bancaires et leurs ressources naturelles
Les métaux issus du recyclage des cartes de paiement sont des ressources stratégiques, nécessaires à la réalisation de nombreux produits de haute technologie.
Ces métaux sont disponibles en stocks limités sur Terre. Il s’agit des ressources naturelles non renouvelables sous forme exploitable !
Les ressources naturelles en métaux s’épuisent déjà (1) :
Le palladium fait partie des matières désignés critiques par la commission européenne depuis 2017.
Le cuivre est un métal d’ores et déjà indispensable, mais soumis à des risques de pénurie à moyen terme. La demande mondiale est passée de 9 millions de tonnes en 1995, à 22 millions en 2022. On traversera déjà des risques de pénurie avant 2030, car la demande mondiale annuelle pourrait atteindre les 35 millions de tonnes, avec une extraction prévisible de seulement 27 millions de tonnes.
Malgré les investissements, les explorations minières n’ont pas découvert de nouveau gisement majeur d’or depuis des décennies (2). De plus, l’extraction minière de l’or est en stagnation depuis 2018.
L’épuisement des ressources naturelles de ces métaux stratégiques surviendra probablement dans les prochaines décennies.
La demande croissante en métaux et leur extraction continue dirige les compagnies minières vers des gisements de moins en moins riches et faciles d’accès : les coûts et les impacts environnementaux augmentent.
Les conséquences de leur épuisement se font déjà sentir, même bien avant que les ressources naturelles identifiées soit épuisées.
Qualité des gisements naturels face aux déchets des cartes bancaires et à leurs métaux pouvant être recyclés
Quand on parle d’épuisement des ressources naturelles exploitables, ça ne veut pas dire que la totalité du métal aura été extrait de la croûte terrestre. En réalité, les ressources naturelles d’or restantes seront trop pauvres, ou situées trop profondément dans la croute terrestre, rendant leur exploitation impossible techniquement ou non-rentable.
Pour extraire 1kg d’or, il faut traiter jusqu’à 1 000 tonnes de minerai pour les filons à la teneur moyenne la plus basse et jusqu’à 100 tonnes de minerai pour les filons les plus concentrés en métal (3, 4, 5).
En effet, la concentration d’or dans les minerais est variable. Dans la majorité des mines exploitées, la fourchette moyenne haute de teneur en or se situe entre 8 et 10 grammes par tonne, et la fourchette moyenne basse se situe entre 1 et 4 grammes d’or par tonne (3, 4, 5). Mais cette dernière peut commencer plus bas encore, par exemple à la hauteur de 0.17g/t (6,7), lorsque l’or est récupéré comme sous-produit dans les mines de cuivre.
Il est important de prendre conscience du fait que les métaux recyclés depuis les déchets de cartes bancaires sont plus concentrés en or que les mines à haute teneur.
L’importance de l’efficacité du recyclage des cartes de paiement
Pour pouvoir recycler le plastique et les métaux des cartes avec de bonnes performances climatiques et économiques, il faut surtout séparer efficacement ces matières. Eh bien, ADIMAS a surmonté ce défi en offrant une performance qualitative de séparation des matières accompagnée de la réduction significative des émissions de CO2 des métaux recyclés des cartes bancaires.
La technologie d’ADIMAS emploie, à la première étape du recyclage des cartes de paiement et autres cartes à puce, des techniques mécaniques spécifiques automatisées et très faiblement carbonées.
A cette étape, en simultané (1 seconde/carte), on détecte les métaux, on les sépare du plastique, on les broie et on trie les matières en les évacuant dans des flux distincts : métaux, et plastiques.
Un troisième flux séparé intervient aussi lorsque nous traitons des cartes contenant des polluants, par exemple les batteries en lithium.
Le flux de métaux ainsi obtenus est concentré en métaux et déclenche automatiquement un cycle vertueux de bénéfices liés à la réduction du volume à traiter. Consécutivement, le temps de traitement pour l’extraction des métaux recyclés des cartes bancaires, les coûts et les émissions de CO2eq sont significativement réduits !
Par ailleurs, il est à noter que les conditions d’exploitation au sein d’ADIMAS – certifiées ISO 9001-14001 et PCI DSS – sont respectueuses d’exigences telles que :
- La règlementation RGPD,
- Le Plan d’Assurance Sécurité Globale (PASG) des banques envers leurs sous-traitants.
Implications stratégiques des métaux recyclés des cartes bancaires
Pour la démonstration chiffrée des avantages du recyclage des métaux des cartes bancaires, nous avons choisi l’or comme exemple.
Au niveau des impacts CO2, le cas de l’or est représentatif de l’ensemble des métaux recyclés des cartes bancaires.
L’or est un métal précieux stratégique. Bien qu’il soit majoritairement employé en bijouterie, ses propriétés uniques le rendent utile aux industries de haute technologie : aérospatial, télécommunication, médical, militaire.
Environ trois quarts de l’or produit mondialement provient des mines, le reste provient du recyclage des déchets. (8)
En France métropolitaine, le dernier grand site minier dédié à l’exploitation d’or, la mine de Salsigne, a fermé en 2004. Seule la Guyane exploite des gisements d’or à hauteur de 1,2 à 1,5 tonnes par an. (9) Cela représente moins de 0,05% de la production mondiale.
90% de l’or recyclé est issu de bijoux et 10% du recyclage des déchets électroniques.
Ce dernier chiffre n’est pas encore en suffisante progression, compte tenu du fait que les déchets électroniques ont une teneur en or bien moins importante que celle des déchets de bijoux. Les déchets de cartes à puce en sont un exemple, même si leur gisement est bien plus concentré en or que ne le sont la plupart des mines.
Selon une analyse de Gold.org publiée dans 24-Cara s (10) : « Les déchets industriels (électroniques) contenant de l’or et pouvant être recyclés devraient connaître une croissance exponentielle : passant de 400 000 tonnes de déchets électroniques en 2012 susceptibles d’être recyclés (mais qui ne l’ont pas été), à 2 000 000 de tonnes qui pourront l’être en 2025 selon les prévisions. »
1. Performances climatiques de l’or issu du recyclage des cartes de paiement
Les émissions CO2eq issues de l’exploitation minière varient grandement en fonction de la teneur en or des minerais. Les chiffres publiés par World Gold Council (11) s’étendent entre 11500 kg (haute teneur) et 55000 kg CO2eq (basse teneur) par 1 kg d’or extrait. Deux autres études (8, 12) mentionnent plutôt les chiffres : 16000 et 16300kg CO2eq.
Base des calculs : facteurs d’émission en CO2eq
- Concernant l’extraction minière nous retenons : 16000 kg CO2eq pour 1kg d’or miné.
- Concernant le recyclage d’or à partir des cartes à puce par ADIMAS, les émissions calculées s’élèvent à environ : 1100 kg CO2eq pour 1kg d’or recyclé.
Le périmètre du bilan interne d’ADIMAS comprend :
Transport, traitement et affinage de l’or à partir du flux des métaux précieux pouvant être recyclés des cartes bancaires par ADIMAS.
Base des calculs du poids des cartes à recycler et de l’or
Nous retenons pour nos calculs des émissions évitées grâce au recyclage des cartes de paiement, le nombre des cartes en circulation en France en 2020, déjà utilisé dans notre article sur les émissions de CO2 évitées du PVC recyclé des cartes à puce,
- 112 000 000 cartes correspondent à 616 tonnes.
- 112 000 000 cartes correspondent au moins à 10 lingots de 1kg d’or pur :
Émissions de CO2 pouvant être évitées grâce au recyclage de l’or des cartes de paiement par ADIMAS
Le recyclage d’or par ADIMAS, à partir des cartes à puce en circulation en France métropolitaine en 2020, permettrait d’atteindre une performance significative de réduction de l’empreinte carbone : 93 % par rapport à l’or extrait de mine !
2. Gisement des métaux recyclés des cartes bancaires face aux implications de la transition énergétique
De la même façon que le recyclage ne provoque pas la diminution de l’exploitation minière, les énergies renouvelables ne stoppent pas l’usage des énergies fossiles. Elles répondent à une partie de la demande toujours grandissante en énergie.
Si l’on substitut la consommation actuelle d’énergies fossiles par des énergies renouvelables, il faudra mobiliser des matériaux spécifiques en grandes quantités. Le cuivre est le métal le plus concerné, surtout par la stratégie déjà engagé du « tout électrique ». Mais cela affecterait aussi l’or, le palladium, l’argent, le cobalt, les 17 terres rares, etc. Ce sont des métaux critiques (13) pour lesquelles il est urgent de saisir tout gisement, y compris les déchets les contenant.
En effet, sortir de la dépendance aux énergies fossiles implique de dépendre d’autre chose, si l’on ne veut pas abandonner la production d’énergie. Dans un scénario où le changement climatique dépasserait pas les 2°C, la demande en métaux pourrait être multipliée par dix. (14)
Dans ce contexte, les métaux recyclés des cartes bancaires font partie des gisements qu’on ne peut plus se permettre d’ignorer. En anticipant nos besoins futurs, il est clair que toute perte est un gâchis inacceptable.
3. Enjeux du recyclage des cartes de paiement face aux dépendances stratégiques de la France
La Chine, l’Australie et la Russie génèrent ensemble environ un tiers de l’offre mondiale en or. Elles sont productrices de bien d’autres matériaux, grâce à leurs larges territoires riches en ressources naturelles. Par exemple, la Russie est le principal producteur de platinoïdes, tandis que le contrôle chinois du marché des terres rares est bien connu.
Graphique : PAYS PRODUCTEURS d’OR en 2021, en tonnes (15)
La France, avec 1.5 tonne d’or extraite au maximum, n’est donc pas un grand producteur d’or et reste contrainte de l’importer.
Les nations contrôlant la production de métaux critiques sont dotées d’avantages économiques et stratégiques certains. On a déjà observé ce type d’enjeux stratégiques avec les énergies fossiles. Par exemple, les pays d’Europe de l’Ouest sont partiellement dépendants des exportations russes et la présence de pétrole au moyen orient a déterminé la politique internationale de plusieurs pays.
Le recyclage des métaux, à partir de déchets les contenant, constitue en toute évidence un avantage stratégique puisqu’il réduit la pression sur les importations. Cela devrait pousser les pays importateurs, comme la France, à développer les technologies de recyclage et accueillir avec enthousiasme tout initiative allant dans ce sens.
Conclusion
Les métaux précieux recyclés des cartes bancaires, comme l’or et le palladium, pourraient justifier leur recyclage par leurs seules valeurs marchandes. De plus, les avantages environnementaux et stratégiques de ces métaux précieux recyclés sont multiples. Si tous les métaux n’ont pas la même valeur, même les plus communs comme le cuivre sont rentables à recycler et les avantages du recyclage s’y appliquent aussi.
Les besoins que l’on anticipe sur les apports en matériaux, la réduction des émissions et la recherche d’indépendance stratégique pointent vers la nécessité de rechercher tout gisement de déchets contenant des métaux, notamment précieux, en vue de leur recyclage. Chaque ressource compte.
Du point de vue de l’environnement, l’intérêt du recyclage des métaux des cartes de paiement est largement supérieur à celui de l’exploitation minière. Les métaux recyclés des cartes bancaires sont une source de réduction significative de l’empreinte carbone par rapport aux métaux minés. Cette réduction des émissions de CO2 s‘élève à 93 % dans le cas de l’or.
Le recyclage ne concurrence pas l’exploitation minière, mais il s’y additionne. Il ajoute un flux d’approvisionnement à ceux qui existent déjà.
Les métaux recyclés des cartes bancaires sont un bon exemple de gisement sur lequel il est bénéfique d’agir. ADIMAS cherche à apporter sa contribution en rendant possible leur recyclage dans les meilleures conditions possibles.
Le process de séparation des matériaux par ADIMAS assure 100% de métaux précieux RECYCLÉS depuis les cartes bancaires traitées.
Cela permet d’éviter un gâchis considérable et irresponsable de ces matériaux qui se perdent aujourd’hui encore majoritairement parmi les déchets ménagers avec lesquels ils sont incinérés. (16)