« Il faut apprendre pour connaître, connaître pour comprendre, comprendre pour juger ».  

 Narada

« Il faut apprendre pour connaître, connaître pour comprendre, comprendre pour juger ».  Narada

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La carte bancaire, moyen de paiement éco-responsable ?

ADIMAS a participé au tout premier Sommet CB, ainsi qu’à l’édition 2023 du Forum CB – salons majeurs du réseau français CB.

Ce sont deux rassemblements des acteurs du paiement par carte et mobile, pour échanger sur les enjeux stratégiques actuels et à venir en matière de paiement.

En ayant à cœur le recyclage des cartes et en disposant d’une solution pour ce faire, nous avons voulu savoir quelle place est donnée à ce sujet, et échanger avec les différentes parties prenantes présentes, en apportant notre contribution. Notre article est le reflet de cette approche.

Que signifie le sigle CB : Carte Bleue ou Carte Bancaire ?

Au départ, en France en 1967 (l’année de son apparition), la CB n’est pas encore dotée de puce.

Elle est née de l’association de cinq banques :

  • La Banque National de Paris (BNP),
  • La Société Générale,
  • Le Crédit lyonnais,
  • Le Crédit Commercial de France,
  • Le Crédit Industriel et Commercial. (1)

Ils y inscrivent alors le logo CB, pour Carte Bancaire. Ce logo est de couleur bleue, en référence au maillot de foot de l’équipe de France ⚽️ et son nom s’en trouvera modifié. 
CB devient alors Carte Bleue.

Mais en 1984, le Crédit Agricole (banque à la carte verte) rejoint le GIE carte bancaire et le logo se transforme alors en dégradé bleu et vert. À partir de là, le nom carte bleue n’existe plus officiellement (2).

Le sigle CB signifie donc Carte Bancaire.

Depuis peu, le logo CB est devenu bleu-blanc-rouge, aux couleurs du drapeau Français 🇫🇷

CB – Les enjeux pour la France

CB, la filière française 🇫🇷 de paiement par carte bancaire, se situe aux côtés de deux autres réseaux existant sur le marché : VISA et MASTERCARD (groupes américains 🇺🇸).

Voici un tableau expliquant les différences entre les trois principaux réseaux de paiement et émetteurs de cartes bancaires disponibles en France (3) :

ADIMAS | différences entre les trois principaux réseaux de paiement des cartes bancaires

Dans le contexte géopolitique actuel, le réseau CB souhaite répondre à des enjeux de souveraineté pour la France.

  • CB rassemble des garanties telles que la sécurité de paiement, l’efficacité et la conformité des traitements, en répondant également aux exigences spécifiques domestiques et européennes.
  • CB est le leader en France, avec 65% de la consommation. Il représente 20% du marché de la zone Européenne et est donc un acteur majeur de l’économie Européenne.
  • Cette filière de paiement représente un enjeu de souveraineté pour la France, car elle permet au traitement de toutes les données et opérations effectuées de rester en France (6).

Indépendance technologique des cartes CB

Le choix de la spécification européenne CPACE est pour les industriels une promesse de volume de commandes et de garanties d’émissions au-delà des frontières actuelles de CB (6).

Le standard CPACE, soit Continuous Payment Authority Contactless Extension (Extension sans contact d’autorité de paiement continue), est un nouvel écosystème de l’industrie du paiement en Europe, partagé par les schémas nationaux de six pays (France, Belgique, Espagne, Portugal, Allemagne et Bulgarie).

La certification CPACE sert à combiner plusieurs aspects :

  • Une carte à double interface (avec et sans contact)
  • Une application de paiement sur mobile
  • Un développement opéré avec les terminaux de paiement du noyau sans contact
ADIMAS | indépendance téchnologique des cartes CB

Selon CB, la souveraineté européenne des moyens de paiement sera développée par une dynamique française de paiement, via le réseau CB.

« En matière de relations internationales, on sait que l’équilibre peut être précaire. [] », d’après Philippe Delanoue (Président, Giesecke + Devrient e-payments France). 

D’où sa conviction de devoir avancer vers l’indépendance technologique, pour ne plus dépendre des réseaux internationaux (6).

Le marché des cartes CB – Tendances

La carte physique représente aujourd’hui 78% des paiements de proximité et retraits.
Le rapport annuel du GIE CB comptabilise 76,1 millions de cartes en 2022, contre 77,1 millions en 2021 (6).

Ce nombre est en baisse du fait que certaines banques (actionnaires du groupe), néo-banques et banques en ligne proposent des cartes qui ne sont plus « co-badgées » avec CB, mais uniquement Visa ou Mastercard (4).

Effectivement, à ce jour la majorité des cartes sont dites « co-badgées », c’est-à-dire comporte à la fois le logo CB et Visa ou Mastercard.

Pourtant, le schéma domestique français CB permet l’assurance des paiements partout en France et est en moyenne environ dix fois moins cher que ses concurrents (5).

La carte reste le support privilégié des industriels et des banques pour se différencier, fidéliser et innover.

Le format des cartes est inchangé depuis sa création, mais beaucoup d’améliorations y ont été apportées,

  • Support « eco-friendly »,
  • Carte en métal,
  • Personnalisation du visuel,
  • Sans contact,
  • Cryptogramme dynamique,
  • Carte Bluetooth,
  • (…) (6).

L’ÉCORESPONSABILITÉ au cœur des paiements CB

La carte bancaire est le moyen de paiement le plus « éco-responsable » en comparaison aux chèques et à l’espèce, avec une empreinte carbone moindre d’après le GIE CB .

C’est un aspect crucial que les acteurs du secteur comptent bien utiliser (6).

Ajoutons que la carte n’est qu’un objet, et en tant que tel ne peut être éco-responsable que dans la mesure où le sont les hommes et les femmes qui la fabriquent, la distribuent et l’utilisent !

Le Groupement CB a indiqué lors du Sommet CB que les utilisateurs sont prêts à payer pour qu’elles soient recyclées (6).

Ajoutons ici qu’ADIMAS offre à tous les metteurs sur le marché des cartes à puce LA SOLUTION GLOBALE POUR LEUR RECYCLAGE, via la valorisation du plastique, des métaux et des autres blocs composants, tels que les batteries.

Le chaînon manquant reste à ce jour de passer à l’acte de l’organisation de la collecte des cartes échues. Cette étape est à la charge de ceux qui les mettent à disposition des usagers.

Quelle matière pour un support de carte bancaire vraiment écologique ?

De nombreuses cartes sont désignées comme écologiques ou éco-responsables par leurs fabricants et leurs clients-donneurs d’ordre.

Il est important de souligner dans ce contexte que plusieurs critères doivent être respectés pour que ce qualificatif ne soit pas abusif, ce qui est souvent le cas.

Le PLA a présenté de belles promesses

Le PLA, que l’on a désigné « écologique », est un exemple de plastique « non-recyclable » à ce jour. Il est incinéré dans sa quasi-totalité.

Le PVC, ne bénéficie pas toujours des faveurs des distributeurs, car il fait partie des plastiques pétro-sourcés. Pourtant son empreinte carbone le place avantageusement par rapport aux autres plastiques utilisés pour les cartes à puce :

ADIMAS | Tableau comparatif des plastique pour conception écoresponsable des CB

L’argument principal mis en avant pour le PLA est son statut de plastique biosourcé et biodégradable. En effet, il n’est pas dérivé du pétrole, ce qui peut être un avantage.

Dans les faits, PLA nécessite la culture de canne à sucre, betterave, maïs… et la fermentation de leurs sucres. Non seulement ces cultures requièrent l’usage d’énergie fossile (dans les engins agricoles par exemple), mais elles consomment des engrais et des pesticides…

À ne pas oublier et à souligner que  ces cultures concurrencent les cultures équivalentes dédiées à l’alimentation dans l’usage de la terre.

Cet aspect renouvelable du PLA n’est donc pas strictement un avantage, d’autant plus que les émissions de CO2 de sa production sont plus hautes que celles des alternatives.

De plus, le PLA est biodégradable uniquement dans des conditions de compostage industriel.

Finalement, comme la plupart des plastiques dits biodégradables, le PLA n’est en réalité pas biodégradable en conditions naturelles.

Le bois est aussi un candidat biosourcé, à la mode actuellement

D’après CB, au niveau de la conception, l’heure est à l’expérimentation. Un des matériaux envisagés serait le bois (6).

Mais est-il vraiment avantageux par rapport aux autres matériaux ?

L’avantage du bois est d’être par nature renouvelable, biosourcé et biodégradable. La carte à puce hériterait donc de ces propriétés, à condition de ne pas employer de couches de plastique supplémentaire dans sa conception. Est-ce bien toujours le cas ?

Nécessairement, les éléments électroniques des cartes, dont les puces, sont constitués des métaux recyclables et stratégiques. La conception d’une carte à base de bois n’annule pas le besoin de collecter et recycler les métaux des cartes. Pour ce faire, une seule voie : incinération !

Le bois, comme le PLA, est aussi une matière qui génère des émissions de carbone lors de sa récolte et de sa transformation. De plus, il ne servira qu’à un seul cycle de vie.

Attention donc aux effets de mode, dont les cartes ont déjà été victimes avec le PLA !

ADIMAS | Le bois est aussi un candidat biosourcé

D’autres tendances sont aussi le PET et le PETG

Le PET est un des plastiques pétro-sourcés les plus couramment utilisés, par exemple pour fabriquer des bouteilles d’eau. Il peut efficacement être recyclé et le RPET peut à nouveau servir en usage alimentaire. Des filières sont déjà installées en France.

Il n’est pas de même avec le PETG, une combinaison de PET avec du glycol qui lui donne des propriétés différentes : plus flexible, une température de fusion plus basse qui facilite l’extrusion et le thermoformage, tout en diminuant le besoin en énergie, plus faible résistance thermique en contrepartie, opacité…

Le recyclage est un point faible du PETG, puisqu’il ne peut être recyclé en mélange avec le PET et les initiatives de recyclage du PETG ne concernent encore que les chutes de production de PETG neuf, dans la production de filament d’impression 3D.

Le recyclage des déchets en PETG n’est pas effectif à ce jour en France.

Donc, attention au choix de ce plastique !

Le PVC, RPVC – plastiques communs déjà très utilisés

Le PVC est un plastique dont les filières de recyclage sont déjà bien installées.

L’usage de RPVC est vertueux, d’autant plus que ce PVC recyclé peut l’être à son tour (jusqu’à huit fois) et ainsi cumuler les avantages environnementaux. Mais encore une fois, l’utilisation de PVC recyclé ne suffit pas à être écologique : il faut aussi s’assurer de son prochain recyclage pour un nouveau cycle de vie.

Le PVC classique est pétro-sourcé, mais des méthodes de production de PVC bio-sourcé, indifférenciable en qualité et mélangeable avec le PVC classique lors du recyclage, sont en développement.

Cette option de PVC biosourcé réunirait de nombreuses qualités, puisqu’on aurait un matériau renouvelable, recyclable, recyclé et sans compromis sur les qualités de la matières plastique.

Pour être complétement vertueuse, il faudrait aussi s’assurer que la production ne génère pas d’excédent d’émissions de gaz à effet de serre, ne consomme pas trop d’énergie, soit issue de produits locaux plutôt que d’imports, etc.

Attention toutefois, il existe d’autres variétés de « bio-PVC » dits biodégradables, particuliers car des additifs supplémentaires et spécifiques en accélèrent la dégradation en microplastiques.

D’abord, ces additifs les rendent inaptes au recyclage, à la différence du PVC classique.
Ensuite, il s’agit d’une dégradation en microplastiques plutôt qu’une transformation de la matière. Et en se dégradant, ces « bio-PVC » relâchent de toute façon leurs composants et ceux de la carte, dont des additifs toxiques et des composants électroniques !

Comme pour le PLA, la mention biodégradable n’est pas synonyme de bon pour l’environnement.

Solutions pour une carte écologique

Pour mieux comprendre les enjeux sur la qualité de la matière du support de la carte, nous vous invitons à consulter une fois de plus l’article à ce sujet, disponible sur notre blog : Quels sont les critères pour une carte à puce écologique ?

Les mesures prioritaires qui doivent être adoptées :

  • Réduire au maximum l’empreinte carbone des cartes, notamment par leur écoconception et la prise en compte du recyclage de leurs matières, par une technologie bas-carbone.
  • Prolonger la durée de vie de la carte.
  • Prévoir et organiser le cycle de vie de la carte, pour que les cartes fabriquées en matière recyclée soient RECYCLÉES à leur tour !

CB souhaite développer une à deux filières de recyclage de cartes bancaires d’ici 2024. Elles pourraient rapidement et massivement être mises en place (6).

ADIMAS est plus que prêt pour cela ! Nous pouvons recycler des millions de cartes et notre solution globale de recyclage des cartes à puce a été développée dans une optique écologique.

Le process d’ADIMAS n’utilise aucun produit chimique et il ne consomme pas d’eau. Cela évite les impacts potentiels sur les milieux naturels, l’air et l’eau.

Les matériaux recyclés sont bien moins polluants que les matériaux neufs. Par exemple, le PVC recyclé permet d’éviter 94% des émissions de gaz à effet de serre par rapport au PVC vierge, tandis que l’or recyclé permet d’éviter 93% des émissions de gaz à effet de serre par rapport à l’or miné.

Le défi prioritaire de CB : donner une seconde vie aux métaux et aux plastiques qui composent nos cartes actuelles (6).

ADIMAS satisfait ces objectifs ! Nos ambitions et les possibilités réelles permettent d’aller plus loin, car les métaux peuvent être recyclés à l’infini et les plastiques tels que PVC jusqu’à 8 fois !

ADIMAS | la solution globale ADIMAS

Sources

Sources : La carte bancaire, moyen de paiement éco-responsable

L’accès aux sources est disponible sur demande.

Auteurs

Adrianne, Elisabeth, Pierre

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